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Coup de foudre au 12 de la rue du Docteur Francis Joly ! Ce pourrait être le titre d’un nouveau film tourné non pas à Notting Hill mais dans le quartier du Colombier. Comme dans toutes les histoires d’amour, le hasard est forcément au rendez-vous. Petit travelling arrière dans le temps…
Un matin de 2003, une jeune femme passe devant un petit bar de quartier : le bar des Côtes d'Armor. Stupeur et tremblements. “Impossible de parler : le coup de foudre ! le haut plafond, les vitres en angles, les tables 1950 …c'était lui…”, se souvient Hélène, encore émue. Les effets de la foudre ? Fulgurants ! Hélène, qui travaille dans une agence de voyage depuis 22 ans, prend son téléphone portable et appelle sa copine Mary, visiteuse médicale depuis 17 ans. Un quart d’heure après les deux amies sont devant le pas de la porte et échafaudent déjà des plans sur la comète.
Par chance le petit bar est à vendre. Un rapide tour d’horizon des banquiers et l’acte d’achat est signé devant monsieur le notaire. “Nous nous sommes lancées dans cette aventure en n’écoutant que notre cœur. Ni Hélène, ni moi n’avions jamais travaillé dans la restauration. D’ailleurs quand on a signé on ne savait pas qui ferait la cuisine.” C’est bien connu, la chance sourit aux audacieuses ! “Un ami nous a parlé d’une femme qui adorait faire la cuisine. Renseignements pris, elle n’avait jamais travaillé dans un restaurant et n’avait pas non plus suivi de formation en école hôtellière ! Elle nous a invité chez elle à manger, on a parlé, on a rit, et le repas s’est transformé en entretien d’embauche !”
C’est ainsi, qu’aujourd’hui, Marie-Hélène la cuisinière ancienne publicitaire, est salariée de Mary et d’Hélène. “Nous sommes toutes les trois dans le même bateau, on a toutes les trois le même salaire, (le smic !), mais pour rien au monde on ne ferait machine arrière. Quand on approche de la cinquantaine, il faut savoir se remetre en question, c’est maintenant ou jamais qu’il faut tenter des coups de folies.” On imagine que le lancement a été épique ! “Le premier jour, nos copains nous ont offert tellement de fleurs que l’on se croyait chez un fleuriste. |