"Maman, elle est folle, elle travaille plus qu'avant, elle est plus stressée et elle gagne moins !" Ce cri du cœur vient des enfants de Pascale. Jugez vous-même…
Pascale Maestracci avait un métier intéressant : DRH dans une belle entreprise rennaise, un patron qu'elle estimait, un comité d'entreprise généreux. Le rêve de beaucoup d'entre nous, non ?
Elle lâche cette vie dorée et se retrouve à 42 ans, directrice générale d'un groupe d'entreprises d'insertion, surchargée de travail, avec des moyens limités et la lourde responsabilité d'assurer l'emploi de 45 salariés pas tout à fait comme les autres.
Une folie ? “Non, une envie. L’envie de donner du sens à ma vie professionnelle. Et comment mieux tomber qu'en rejoignant ENVIE 35 ! Une belle idée qui remonte à une idée simple. D'un côté, des matériels d'occasion : réfrigérateurs, gazinières, un peu cabossés. De l'autre, des hommes et des femmes exclus du monde du travail, chômeurs depuis longtemps, laissés au bord de la route. Au milieu, une équipe : formateurs, travailleurs sociaux, comptables.”
Vous donnez du temps : 2 ans. Vous ajoutez beaucoup d'énergie. Résultat : 70 % des salariés d'Envie quittent l'entreprise en ayant appris un métier, repris leur dignité et retrouvé un travail dans une entreprise "classique".